Ce qui m’importe.
Peu m’importe ce que vous pensez,
Ce que vous savez, ou nuancez,
Ce chemin que vous me tracez,
D’épines, de rose ou caillassé.
Peu m’importe cet être bercé,
Au rythme de mots balancés,
Par des égos acerbes, angoissés,
Au poil dur, dressé, caressé,
Dans le sens d’un monde inversé.
Peu m’importe cet être insensé,
Ce figurant rouge-nez déchaussé,
Pitre aux poches défroissées,
Au service d’un sourire effacé.
Peu m’importe l’usage forcé,
Les convenances déclassées,
Les tabous d’une ère dépassée,
Les peurs d’être un jour vexé.
Peu m’importe ce regard encrassé,
Qui guette l’instant déplacé.
Ce qui m’importe m’emporte
Dans des rêves de toutes sortes
Dans une vie sans escorte
Libre, léger, loin des cohortes
Cœur aimant, émotions fortes
Pieds nus sur la voie qui porte
Au silence des armes mortes.
Ce qui m’importe me hante
Habite mon âme adolescente
Me prend la main qui tente
D’inverser cette descente
Me donne l’envie pressante
D’aller vers l’étoile brillante
Lueur de mes nuits ardentes.
Ce qui m’importe c’est Toi
Ta voie, mon être, ma foi
Mon réveil au son de ta voix
Au fond de ce rêve doux, coi
Mon doute pesant, parfois
Ma route, une vie sur la voie
D’un amour sans toit ni loi.
KBY
13/6/2020