L’Eden se perd.
Kaïsse Ben yahya
Oh vérité, reviens je t’en conjure
L’air m’étouffe, l’haleine perfide dans les cieux
L’amour se perd comme d’ailleurs l’aventure
Les frères et sœurs sont à mille lieues
Le corps lourd, pressé, s’abreuve à l’impur
L’humain a confisqué les terres de Dieu
L’âme, perdue, étrange à ce monde, endure
Le poids des plaisirs de faire pire, pas mieux
Les sens réduits à l’instant, la luxure
Font de l’émoi et la foi, un vœu pieu.
Oh vérité, reste encore un moment
Ombre-nous du feu ardent de cet astre
Nous, étrangers, fidèles au testament
Emplis nos cœurs que l’on puisse embatre
La roue de l’Humain entravée crûment
Au plaisir de riches maitres du désastre.
Oh vérité, ois mon cri insolent
J’en perds mon calme, en deviens vératre
Dans l’Eden perdu je ne sais comment
Oh vérité, reviens-nous humblement.
KBY
Rabat, le 7/10/2019